Pour adeptes de l'hyperbole
Je trouvais que San Antonio manquait à ma culture livresque donc j'ai voulu y remédier, en commençant par le premier.
Moment de lecture agréable, avec un bouquin qui se lit vite : les chapitres sont courts, rythmés, et on ne s'ennuie pas une seconde.
Seulement, il y a deux trucs qui m'ont gêné :
- il faut aimer l'hyperbole et les exagérations alambiquées. L'inventivité langagière tant vantée n'est pas encore installée, même si on la sent poindre avec quelques bonnes tournures
- la construction du récit est très linéaire. On va d'un point A à un point B et, quand ça piétine, un rappel d'un événement antérieur relance la machine. Avec un coupable comme dans Les Experts : là depuis tellement longtemps qu'on n'y fait plus attention, sauf au moment de la révélation
Ces deux petits points mis à part, le livre se dévore d'une traite, sans prise de tête ou questions métaphysiques. Ça tromblonne, ça interroge, ça croise les plus jolies filles du monde et ça s'enfile du cognac à tire-larigot. Vous voulez un James Bond français en version pulp ? Ne cherchez plus, le voici.