c’est du post-apo qui fait exactement ce qu’il promet. Pas de grandes envolées métaphysiques, pas de dimensions parallèles, pas de discours cryptiques façon King : ici, on reste les pieds dans la boue, les yeux grands ouverts, et ça fonctionne d’enfer.
Pas de zombies, pas d’extraterrestres : juste une mutation grotesque — et terriblement crédible — de nos parasites habituels. Imagine des tiques de la taille d’une pastèque. Voilà. Et ce n’est qu’un petit aperçu du catalogue des réjouissances. Résultat : un livre qui te flanque les jetons du début à la fin sans jamais chercher à t’hypnotiser avec du mystique à deux balles.
On retrouve tous les classiques du post-apo : le petit camp de survivants, le gourou improvisé, le road trip qui part en vrille (sans divulgâcher, promis). Et pourtant, rien ne sonne creux. Au contraire : l’ensemble dégage une vraie vibe, une vraie énergie, comme si on redécouvrait un type d’apocalypse tellement évident qu’on se demande pourquoi personne ne s’y est attelé plus tôt. La mutation de la faune : simple, brutale, terrifiante.
Une balade flippante et étonnamment fraîche dans un monde qui s’effondre pour de très mauvaises raisons — et qui le fait sacrément bien.