C'est une très bonne histoire, même si dérangeante par son mélange de nature kafkaïenne et surréaliste. Cela se retranscrit dans ses personnes, qui sont vraiment uniques par leurs caractéristiques excentriques et morbides. Mais aussi dans l'hôpital, ce lieu est horrifique, sans logique, permettant aux lecteurs de se perdre avec plaisir dans ce lugubre dédale.
Le style de narration est vraiment particulier aussi (la retranscription de cassette à la troisième personne) donnant une forte identité à celle-ci, avec des descriptions toujours aussi magnifiques de Kōbō (et moins de dialogue, que j'apprécie que rarement chez l'auteur, que dans La Femme des sables).
Cependant, je n'ai pas accroché à la partie « sexuelle » de l'œuvre (sûrement trop culturellement japonaise).
Finalement, cette histoire reste une magnifique critique de l'autoritarisme et de l'oppression, surtout par les nouvelles technologies permettant un panoptisme mortifère.