Premier polar de Lisa Gardner et je dois avouer que je suis loin d'être convaincue. Dans l'ensemble, c'est avec une double impression de remplissage et de mièvrerie que je ressors de cette lecture et si ma note n'est pas plus sévère, c'est par égard pour le travail d'enregistrement de ce livre audio, soigné dans l'ensemble même si le talent de la lectrice n'a pas suffi à faire prendre la mayonnaise.
Boston. Une famille est décimée par un tueur mystérieux. Roxanna, l'aînée de la fratrie, est la seule rescapée car elle était partie promener ses deux chiens aveugles pendant que ses parents, frère et sœur étaient exécutés dans la maison familiale.
Plusieurs thèmes s'entrecroisent parmi lesquels la maltraitance infantile, les ravages de l'alcoolisme, les services sociaux pour mineurs, les gangs d'ados, et une touche de pédopornographie sans laquelle un polar est forcément moins vendeur aujourd'hui.
Vendeur. Voilà le mot qui est revenu bien malgré moi tourner dans mon cerveau, comme une abeille prisonnière derrière une vitre, pendant toute la durée de l'écoute. L'impression désagréable que ce roman est construit selon une recette calibrée et huilée, donnant une fausse impression de maîtrise quand il s'agit surtout d'assembler des ingrédients.
Les personnages manquent cruellement de profondeur, l'action est la très grande absente de la narration et quand on en croise quelques bribes, elle est à la hauteur d'un téléfilm du dimanche sur M6. Et pour ajouter une cerise sur le gâteau, du pathos à tout-va et de la psychologie de comptoir.
Peut-être me serais-je davantage attachée à l'enquêtrice, D. D. Warren, protagoniste récurrent de l'auteure, si j'avais lu ses affaires précédentes mais ce n'est pas certain, les rares éléments personnels fournis étant on ne peut plus lisses et convenus.
Prévisible. D'ailleurs, le coupable se devine à la moitié du bouquin.
Bref, mon premier polar de Lisa Gardner et très vraisemblablement le dernier.