Une courte saga d'une centaine de pages qui permet de se faire à l'idée du style des sagas islandaises.
Au premier abord la lecture est souvent fastidieuse, notamment à cause des interminables liens de filiations entre les personnages et des noms de lieux qu'il est difficile de retenir pour un lecteur non habitués (ce qui fut mon cas). J'en suis arrivé à reposer le livre de fatigue ou à vouloir gribouiller un arbre généalogique pour m'y retrouver. L'apothéose arrive en Islande dans le Dýrafjördr lorsque près de trois personnages se nomment tous Thorkell, on ne sait plus qui fait quoi, qui tue le demi-frère de qui...
À cela s'ajoute un style elliptique imbattable. Le narrateur de saga ne s’embarrasse pas des transitions.
Ensuite, ils vont aux bateaux, prennent la mer, passent au moins cent vingt jours en mer, et touchent terre à l'ouest dans le Dýrafjördr, sur la rive sud du fjord, dans cet estuaire qui s'appelle Haukadalsòss.
Mais une fois passés les premiers chapitres, l'histoire se concentre sur le personnage de Gísli Súrsson, et cette fois on ne peut s'empêcher d'être happé par le rythme et le cycle de vengeance qui a lieu dans cette saga.
Une bonne lecture au final où l'apprend également beaucoup de faits historiques grâce aux notes de fin.