Après Tokyo, et surtout pas mal de bouquins à l'eau de rose pour donner un peu d'air pur & niais après cette rafale d'horreur, me voilà repartie pleine de courage, m'attendant à avoir peur des coins d'ombre de mon appartement... Et même juste d'une tranche de jambon, tellement ce bouquin m'a terrorisée.
Raté. Mo, qu'est-ce qu'il s'est passé depuis Tokyo ? Tu es tombée amoureuse ? Un enfant t'a souri dans la rue ? Un inconnu t'a offert une fleur ? Mo bordel, où est passé ton vice, ta fascination du meurtre sadique, de la traque incessante ?
T'as peut-être juste changé de traducteur... Et tout est parti avec lui : rythme, choix de mots précis et affûtés, dans un style factuel et quasi-scientifique, noirceur des plus petites parcelles d'espoir... Tout ce qui m'avait plu dans Tokyo est manifestement resté là-bas.
Il ne me reste plus qu'à m'endormir sur une énième description d'un personnage secondaire chiant comme la mort, et même pas aussi effrayant qu'elle.