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Une mère
Cette biographie romancée de la mère de Antonin Artaud parle d’amour, l’absolu, aveugle, inconditionnel ! Celui d’une mère adoratrice. Et c’en devient lassant… au début. Puis le livre prend une autre...
le 6 janv. 2022
Les bras tendres autour de l'enfant malade, qui l'est peut-être à cause d'un mariage incestueux, qui l'est peut-être parce que bercé trop près du mur... C'est Artaud qui a mal, qui souffre de la tête, de tout le corps, expulse en mots de verre la merde de son existence. Sa mère regarde, ne comprend pas tout, mais l'aime d'un amour fou et jaloux son Nanaqui.
L'artiste chez Justine Levy est raconté par la mère, dans un journal imaginé. La dame se lamente, elle donnerait tout pour que son oisillon aille bien. Comme la mère de Kiejman (lire le complément de cette critique) elle déterminera beaucoup de choses. Artaud et son amour-haine maternel, son rejet de romances, son besoin de fuir toujours plus loin, de se détruire toujours mieux.
Que faut-il alors ? Une mère passionnée ou détachée ? Aucune des deux et plutôt le duo sain de corps et d'esprit, serions-nous tentés de dire. Oui, mais sans ces troubles, que seraient les grands, les génies ?
Kiejman admet l'importance de la pauvreté culturelle de sa mère ; Artaud sait que le christianisme permanent de sa mère est le suc de son travail. Il est né de la sueur, des corps en chocs.
C'est étrange comme à leurs manières, Kiejman et Artaud ont dansé l'amour pour se faire aimer du monde ; comme ils cherchèrent l'un l'autre le succès. L'un y parvint dans sa carrière, l'autre termina en hôpital psychiatrique. Le second sous le coup d'une mère trop présente, avec trop de voix dans sa vie.
En plaçant son ouvrage du point de vue de la mère, Justine Levy a réhabilité le temps d'une centaine de pages celle qu'habituellement on ne saisit que par l'abstraction des mots du fils. Et il est certain qu'en faisant ce léger détour, on oeuvre à prendre davantage en compassion ces femmes désavouées dans les paroles des génies enfantés.
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Créée
le 18 nov. 2021
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