Sorcier, Jim Harrison, Robert Laffont (traduit par Serge Lentz)
Johnny Lundgreen, dit Sorcier, vit dans le Michigan avec sa femme Diana et son chien Hudley. Au chômage, il picole, prépare les repas, mange et s’adonne aux plaisirs charnels avec Diana dès qu’ils le peuvent. Un jour, icelle lui propose de rencontrer l’énigmatique Dr Raburn qui lui propose un travail : vaguement détective privé, il doit trouver ceux qui piquent dans la caisse du richissime Raburn.
Jim Harrison, Sorcier un loser de génie, des personnages tous plus dérangés, décalés, voire carrément barges -y compris le chien-, des aventures rocambolesques très arrosées voire poudrées, un poil de sexe -ici, ne point penser au poil pubien mais à l’expression "un poil" (j’aurais pu, sans doute user d’une autre expression) suivie du substantif "sexe"-, des discussions sur tout et rien, parfois très terre-à-terre, d’autres fois plus philosophiques, pas mal d’humour, d’ironie, de tournures de phrases franchement drôles : "Le père de Sorcier aimait à dire que la moitié des gens pissent dans la piscine où l’autre moitié est condamnée à nager" -ouf, je ne sais pas nager, je ne peux intégrer que le groupe de ceux qui pratiquent la miction- et encore plus de folie au fur et à mesure que l’on avance dans cette lecture : autant dire un pur plaisir de lecture, une de ces bouquins dont on se demande pourquoi on ne les a pas lus plus tôt.