Comme indiqué sur la 4e de couverture, "Comme Battlestar Galactica, c'est de la
SF qui ne sait pas qu'elle est de la SF".
Spin nous raconte une même histoire, mais depuis deux débuts différents. L'une
commence aujourd'hui, l'autre commence durant la jeunesse de notre héros et les
deux histoires vont se rejoindre vers la fin du bouquin pour former une grande
trame.
Je ne vais pas spoiler grand chose en disant que dans Spin, la planète Terre
devient rapidement encerclée par une membrane qui masque les étoiles, mais
laisse passer la lumière du soleil. Le bouquin va ensuite nous faire suivre
Tyler Dupree et ses amis/voisins d'enfance, les jumeaux Jason et Diane Lawton,
tout au long de leur vie et des découvertes sur la nature de cette membrane.
Spin, ça nous parle de la fin du monde, d'abord comme quelque chose de
lointain, puis comme quelque chose de plus proche, qui peut arriver demain,
dont on a même l'impression que c'est déjà arrivé par moments. Et on suit ça
par le cerveau de Tyler, lui même le ressentant principalement par les esprits
de ses amis, Jason le scientifique analytique et Diane l'amoureuse à la foi
vacillante.
Impossible de résumer l'histoire plus que ça, mais le livre est très bien écrit
et se laisse lire facilement, on est très vite accroché et on cherche à en
savoir plus.
En venant tout juste de le finir, j'ai envie de lire la suite, mais j'ai quand
même quelques reproches. Tout d'abord, on sent que l'auteur s'est parfois fait
plaisir, juste pour le fun de pouvoir fantasmer qu'il puisse discuter Jazz avec
un inconnu le soir de la fin du monde, ou papoter SF avec un martien. Ca fait
un peu "hé, c'est mon livre, je fais ce que je veux", au mieux ça fait sourire,
au pire ça n'avance à rien dans l'histoire.
Ensuite le second reproche, sans doute plus important est un problème de rythme
dans le livre, à la fin. L'histoire avance petit à petit, de plus en plus
rapidement, on en sait de plus en plus, on a envie de continuer à lire pour en
apprendre plus jusqu'aux quelques derniers chapitres où la tension remonte. Au
lieu d'avoir un climax à la fin du livre, on a plus l'impression d'un ballon de
baudruche qui se dégonfle et qui retombe comme un soufflet. On n'a plus autant
d'explication détaillées sur ce qu'il se passe, uniquement des suppositions, et
puis une ouverture vers une potentielle suite mais j'ai senti comme une baisse
de régime sur la fin. Comme si le livre, qui avait été passionnant durant sa
quasi-totalité, redevenait basique sur la fin, comme si l'auteur rangeait ses
jouets dans ses boites sans vraiment finir l'histoire, simplement en attendant
d'en conter une nouvelle un peu plus tard.