Il y a un je ne sais quoi d’irrésistible chez Stuart Little : un héros haut comme une pomme, à tête et corps de souris et vivant parmi les humains. Je crois que ce qui fait le charme du personnage est l’absence de tout complexe de ce dernier. Sa petite taille ne lui interdit rien ; à peine l’enquiquine t-elle pour ouvrir le robinet pour se brosser les dents. Il est on ne peut plus sûr de lui-même: il faut le voir si fier de ses abdominaux ou s’improviser professeur. On le rencontre jeune souriceau dans des aventures domestiques auprès de parents aimants et d’un chat machiavélique, mais le voilà déjà qui s’aventure en ville dans la gigantesque New York, puis au delà. Stuart Little ne cherche pas à sauver le monde. Il veut simplement se faire sa place dans ce vaste monde. Et quelque soit sa taille, c’est tout un programme.
Le roman semble être un classique outre atlantique depuis sa parution en 1945. Il est étrangement méconnu en France où le livre n’est même pas réédité…