Le propos du livre m'a semblé très fort en exposant la complexité de pleins de choses ; quitter un lieu, le retrouver, grandir, le déni, le rêve, la vision enjolivée d'un parent. Bref, pleins de choses
Les petit détails nous rappellent toujours les évènements les plus marquants. Ici c'est une odeur, un détail sensoriel qui plonge le personnages dans le doute. C'est un élément physique qui le pousse à questionner ce qu'il a cessé de remettre en question, ce qu'il pensait déjà classé, rangé et presque oublié.
"On ne m'a rien dit, et peut être tout cela est arrivé parce que je n'ai posé aucune question"
L'écriture se base sur beaucoup de descriptions et de personnifications de la nature, plus particulièrement celles de l'eau, l'élément central du roman. L'eau devient tant le refuge psychologique que l'enfer du personnage. Elle est le file conducteur de la lecture, l'élément qui nous fait passer de la réalité aux rêves anxieux, du présent au passé perturbé... J'ai trouvé ça intéressant mais vite lassant. Peut être parce que l'eau du lac, au fil du roman, ne venait que perturber ma lecture comme il venait perturber le personnage dans sa quette de réponses précises, sur une eau si trouble.