Fairy Dance ne peut être supérieur à Aincrad pour deux raisons:
- une mort dans Alfheim Online, l'univers dans lequel se passe cette suite n'a rien de facheux IRL. Oubliée donc la tension macabre du premier tome et c'est bien dommage.
- Kirito et n'importe quel joueur peuvent se déconnecter à tout moment donc adieu concept génial de prison virtuelle imposant une nouvelle organisation de vie pour ses détenues.
MAIS cela n'empêche pas à ce second volume de se montrer génial, du moins carrément dans sa seconde partie où le récit monte progressivement en intensité au fil des dernières pages. On ne pourra pas s'empêcher d'afficher un large sourire béat dans les ultimes rebondissements se déroulant dans l'Arbre Monde et tout ce qu'il s'y passe après IRL. Malgré un fan-service bien plus offensif (l'auteur l'assume dans ses notes) avec Suguha la supposée "soeur" de Kirito, il faut reconnaitre que la licence SAO aborde le sujet du jeu online avec une redoutable efficacité. Dénonçant les dangers de l'addiction sans stigmatiser, Reki Kawahara se permet de divertir en proposant son conte de fée moderne, rondement mené. On peut regretter que la belle Asuna n'est plus le rôle principal mais cela rend la fin meilleure. Quant à Kirito, le solitaire épéiste noir, il confirme définitivement son statut de Héros (avec un H majuscule, oui) décidément invincible. Aincrad est culte, Fairy Dance qui le complète parfaitement est très bon et c'est déjà pas si mal. Un roman à ne pas rater pour tout amateur de RPG.
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