Reporter de guerre, l'auteur débute sa carrière alors que la guerre semble exercer sur lui une grande fascination. Mais petit à petit, à force de la côtoyer, il en découvre toutes les facettes de l'horreur, du barbarisme. On devine au travers des mots, une culpabilité, celle d'avoir d'abord été fasciné. Peut-être parce que l'on apprend au petit garçon qu'il doit savoir combattre pour devenir un homme.....Alors même que notre culture actuelle tend sans doute vers plus de pacifisme, hélas le petit garçon apprend la nécessité plus forte du pacifisme au travers de la guerre. L'atroce guerre qui sévit encore de ci, de là et qui nous explose à la figure pour nous dire que nous ne sommes pas encore assez grands pour faire autrement. Tant mieux si finalement le reporter parvient à en être dégouté, car c'est bien là ce que la guerre doit inspirer : Le dégout.
Pour autant, merci aux reporters de guerre, car il faut nous montrer, nous raconter, pour que l'on sache que la guerre est abjecte et qu'il faut s'en dispenser. Il faut dire à nos petits garçons, à nos enfants, qu'on devient un homme par amour et non par la violence et la haine.
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