Ténèbre, Jean-Hugues Oppel, Rivages noir
L’inspecteur Jacques Novembre est appelé comme témoin parce qu’un mort, écrasé par un train, avait, dans ses papiers, le nom de l’inspecteur. Mais icelui ne le connaît point. Piqué au vif, Novembre ne peut s’empêcher de creuser même si ce n’est pas son enquête et que le flic qui la mène est loin d’être son ami. Et bientôt, l’engrenage... Novembre se retrouve dans une drôle de situation.
Difficile de lâcher ce polar avant la fin et difficile d’en sortir totalement une fois achevé. JH Oppel fait habilement coïncider une enquête tortueuse avec la vie de son inspecteur qui ne l’est pas moins. Cette affaire va l’obliger à chercher du côté des sectes les plus diverses et les plus effrayantes, tout en ne pouvant faire confiance à personne.
Le style d’Oppel est vif, très imagé. Il emprunte à divers niveaux de langage, place ici ou là quelque phrases bien senties et souvent drôles : "Chris, n’oublie jamais que le Vatican n’est rien d’autre que le siège social d’une secte qui a réussi..." et puis, celle-ci, qui résonne étrangement de nos jours –le livre est paru en 1998- : "Le journaliste ouvre les yeux tel une minette incrédule découvrant Patrick Bruel nu dans le vestiaire des dames d’une salle d’aérobic."
Les boîtes à livres recèlent parfois de vraies belles surprises et avec JH Oppel, aucune mauvaise surprise à craindre.