Au vu du synopsis, je savais exactement à quoi m'attendre. Toutefois, en voyant sa réputation particulièrement positive, j'ai bien voulu tenter ayant toujours l'envie de me faire surprendre. Est-ce que ça a été le cas ? Absolument pas.
C'est à croire que les autrices de ce genre d'histoire ont des check-points de clichés vomis et régurgités à faire rentrer pour se faire éditer. Mis à part si c'est la première fois que vous lisez un livre type "wattpad écrit par une adolescente de 14 ans", de là, je pourrais entendre l'appréciation de la nouveauté aussi imparfaite soit-elle ; il n'y a rien à sauver dans ce livre.
La plume est simplement mauvaise ; très orale, familière et enfantine. Je donne un point en plus pour les expressions païennes à foison d'une telle superficialité qu'elles m'ont provoqué plusieurs fous rires. Plus sérieusement, outre le fond désastreux, je ne sais pas ce qui m'a le plus agacé dans la forme ; entre les répliques dignes d'un mauvais feuilleton ou les dialogues en majuscules lorsque les personnages crient.
En parlant du loup. Ils sont de tels stéréotypes sur pattes que c'en est risible. La marie-sue au fort caractère qui se contredit à chaque réplique, le bad boy """tourmenté""" au passé artificiel, la meilleure amie extravagante vivant dans un autre monde, etc. En soi, s'ils avaient un quelconque charme, ce ne serait pas un si grand problème, mais ils n'ont strictement aucune substance. Ils existent ainsi parce qu'il le faut pour rentrer dans le moule. Aucun événement ne dénote, tout est une succession issue des mêmes histoires de la section romance mafia-esque moderne des libraires.
Je ne vais même pas m'attarder sur le réalisme parce qu'il n'y en a aucun. Et ce n'est même pas si important puisque c'est un fantasme littéraire, mais faire en sorte que l'histoire ait un minimum de sens dans son univers est la moindre des choses. Entre la miss qui accepte son destin à la vitesse de l'éclair et le fonctionnement hasardeux de ce gang dont les membres ont le comportement de petits garçons de primaires ; sans oublier le chef milliardaire quarantenaire ressemblant à un antagoniste tout droit sorti de Scooby Doo...
Je trouve ça sincèrement désolant. Il faudrait que le public commence sérieusement à être un peu plus difficile pour que des histoires rafraîchissantes se fassent plus souvent éditer, au lieu des mêmes options digne d'un fast-food.