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Théorie du Bloom

Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

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Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

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Maxius

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Théorie du Bloom

Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

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Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

Mil Feux

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Théorie du Bloom

Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

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Mil Feux
540Shmeqi

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Théorie du Bloom

Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

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540Shmeqi
Clara_leteinturier

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Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

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Théorie du Bloom

Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

morpheodholon

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Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

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Felix L'inoxydable

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Tiqqun · 2004

Résumé · Lettre à l’éditeur, Contre toute apparence, il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un virus éditorial. Le Livre, en tant qu’il se tenait face à son lecteur dans la même feinte complétude, dans la même suffisance close que le Sujet classique devant ses semblables, est, non moins que la figure classique de l' »Homme », une forme morte. La fin d’une institution s’éprouve toujours dans la fin d’une illusion. Et c’est aussi bien le contenu de vérité en vertu duquel cette chose passée est déterminée comme mensonge qui apparaît alors. Que, par delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessé d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté; qu’en d’autres termes, le Livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut admis qu’à une date somme toute assez récente. Il paraît même que camperait encore quelque part sur la rive gauche de la Seine une certaine tribu, une communauté du Livre, qui trouve dans cette doctrine tous les éléments d’une hérésie. Tu es bien placé pour constater que la fin du Livre ne signifie pas sa brutale disparition de la circulation sociale, mais au contraire son absolue prolifération. Le foisonnemenrt quantitatif du Livre n’est qu’un aspect de sa présente vocation au néant, tout comme sa consommation balnéaire et le pilon, qui en sont deux autres. Dans cette phase, il y a donc certes encore des livres, mais ils ne sont plus là que pour abriter l’action corrosive de VIRUS éDITORIAUX. Le virus éditorial expose le principe d’incomplétude, l’insuffisance fondamentale qui est à la base de l’objet publié. Il se cale par les mentions les plus explicites, par les indications les plus grossièrementr pratiques -adresse, contact, etc-, dans la perspective de réaliser la communauté qui lui manque, la communauté encore virtuelle de ses lecteurs véritables. Il se place en un coup, le lecteur dans une position telle que son portrait ne soit plus tenable, telle du moins que son retrait ne peut plus être neutre. C’est dans ce sens-là que nous efflanquerons, aiguiserons, préciseront la Théorie du Bloom.

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Felix L'inoxydable
Le-Jacasseur

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Le-Jacasseur
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Théorie du Bloom

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Louise-N

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Tiqqun · 2004

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Yannick Chaudon

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Yannick Chaudon