[SPOILERS]
Le roman commence par deux pages brillantes sur Pirandello, la musique, la solitude. Il se clôt par un long extrait, bien étonnant, des Caves du Vatican. Entre les deux, une fable surprenante, qu'on pourrait appeler Le Peintre et le Prêtre. Le peintre (narrateur) est impie, cynique et se laisse prendre au jeu de l'enquête policière ; le prêtre (Don Gaetano), érudit et féroce, installe une ambiance pesante dans son ermitage, où se réunit tout le gratin du pays pour des soi-disant exercices spirituels (comprendre des accords véreux et des parties fines). La confrontation de ces deux personnages est très dostoïevskienne : dans un monde sans absolu, chacun cherche sa raison de vivre. Il faudrait creuser ces deux philosophies (c'est compliqué et j'ai pas trop le temps).
Les points forts du roman : une ironie étincelante (j'ai tapé plusieurs grosses barres), un suspense inattendu et bienvenu, des passages ou motifs brillants et singuliers (comme les lunettes de Don Gaetano), la réflexion philosophique générale du roman.
Mon point de frustration : le polar est inachevé...
Merci Eddy Salad pour ce très beau morceau de littérature <3