Eric Vuillard nous parle de la guerre d'Indochine et la sortie honorable voulue par la France : "Dans l'espérance dérisoire d'une sortie honorable, il aura fallu trente ans, et des millions de morts, et voici comment cela se termine ! Trente ans pour une telle sortie de scène. le déshonneur eût peut-être mieux valu".
Si l'idée de la littérature d'Eric Vuillard est passionnante, démystifier, composer, sourcer, révéler, en choississant un angle toujours surprenant, cette idée ne fonctionne pas bien ici.
La composition (une scène de plantation visitée par l'inspection du travail, les débats à l'assemblée nationale, extraits choisis de bataille, du discours télévisé d'un général) manque d'un fil rouge plus concret pour ne pas tomber dans l'éparpillé.
Il reste cette belle idée de la littérature qui est toujours un choix, une composition, une démonstration.