Des familles décomposées.
Une famille recomposée.
Une enfant amoureuse de son frère adoptif; frère adoptif... homosexuel. Qui l'eût cru !?
Si si ! Comme à la télé, alors. Non ! Quelle surprise !
Des phrases en deux trois mots. Empilées. Stylé burger, quoi, aussi simple que ça. Quel rythme ! Si vous trouvez une phrase de plus de deux lignes, découpez-la et encadrez-la : vous tenez une rareté éditoriale.
Voilà. Un haché pur bœuf, produit du croisement d'une masterclass à l'américaine et du must pour éditeurs de bestsellers internationaux.
Ne cherchez pas ici une âme ou un style japonais, genre kintsugi ou ikebana littéraire. Non. C'est du business a minima.
Un conseil : laissez tomber le wagyu et, s'il faut du hachi, vive le saucisson à la ficelle.
Le saucisson à la ficelle, c'est autrement plus stylé, parfumé, fascinant dans son rythme ramassé, sifflant de cuissons gouleyantes, intimes jusque dans ses propres fumées et ses saveurs, à travers ses acides gras, uniques, en giclées sous les étoiles filantes orangées du discret feu de bivouac assoupi dans ses braises frissonnant au serein !
Ouf ! Ça fait du bien !
Pardon pour cette orgie de mots, de virgules, de verbes, d'adjectifs, d'exclamation. Et puis toutes ces lignes à brûle pourpoint ! Pardon ! Vraiment pas raisonnable. On frise l'overdose, la crise de foie.
Pas lisible. Surtout, pas publiable.
Non, n'en croyons rien. Écrivons, lisons, et manions la langue comme les amoureux : sans retenue, à tour de bras, avec panache, avec goût et audace, à la Cyrano, aveuglément amoureux de la rime et du verbe !
Au diable Shimazaki et son ravaudage nippon, avouons-le, un rien tristounet-bébête à la sauce moineau.
Mais, bonne lecture quand-même, entre deux larmichettes, aux classes de sixième, littéraires seulement. Youpiiii !