Le vautour attend toujours, James Hadley Chase, Gallimard (traduit par Marcel Frère)
Armo Shalik est un escroc, qui tranquillement, du fond de son fauteuil, joue les entremetteurs et touche sa commission. Il monte une équipe de 4 personnes, trois hommes, Lew Fennel, truand auquel aucune porte aussi blindée et sécurisée soit-elle ne résiste, Ken Jones spécialiste de la jungle, Garry Edwards pilote d’hélicoptère et Gaye Desmond, mannequin, experte en arts martiaux et en infiltration. Charge à eux de s’introduire dans une maison-forteresse d’Afrique du Sud et d’y dérober une bague, la bague des Borgia munie d’un dispositif pour empoisonner ses adversaires.
Cette mission qui ne paraît pas simple sur le papier sera encore plus ardue sur le terrain.
Un roman noir des années 60, écrit par le très prolifique auteur britannique James Hadley Chase, dans la plus pure tradition des romans du genre, mêlant aventures des tous les styles : traversée de territoires hostiles, confrontation avec des ennemis coriaces, cambriolage à haut risque et rapprochement sensuel -voire plus car affinités- entre deux des protagonistes, au grand dam d’un autre, particulièrement susceptible s’il est repoussé, ne doutant jamais de son attrait sur la gent féminine.
Pas mal du tout, c’est un roman qui sent bon les années 60 : un poil de sexisme -mais pas tant que cela, Gaye Desmond est une femme forte et indépendante-, ce qui me gène le plus c’est le traitement fait aux Zoulous qui gardent la maison du riche propriétaire blanc, esclavagisés, aux ordres, mais dans ces années-là l’apartheid régnait encore en Afrique du Sud. A lire donc avec un regard critique sur les romans de ce genre.