Vert-de-gris, Philip Kerr, Le masque (traduit par Philippe Bonnet)
1954, Bernie Gunther fuit Cuba pour échapper à un lieutenant qui veut faire de lui son indicateur. Arrêté par la CIA, il est transféré au Landsberg à Berlin, dans la cellule dans laquelle Hitler à écrit son livre. Là, il est interrogé sur ses années de guerre et Bernie sent bien que sa liberté dépendra de ce qu’il révélera.
Tome intermédiaire des aventures de Bernie Gunther qui permet de remplir les trous de sa biographie ? Dans les titre précédents, on passe des années 30 aux années 40 et 50 en faisant de grands sauts dans le temps, avec juste quelques allusions à ce qui s’est passé entre ces périodes. Dans ces interrogatoires, Bernie va se livrer sur ses actes du début des années 30 à 1954. Et il a la poisse Bernie, toujours dans des coups pourris, dans des contraintes terribles, bon déjà Allemand non-nazi en cette période, ce n’est pas simple et la suite ne le sera pas non plus. Pas toujours du bon côté de l’histoire, mais toujours dans la défense des plus faibles.
Philip Kerr promène son héros dans cette double décennie tumultueuse, entre les nazis, les communistes, les services secrets et agences secrètes de tous pays, l’Allemagne victorieuse et l’Allemagne défaite et morcelée, Cuba, la France qui se la joue victorieuse et bien pensante alors qu’elle a eu en son sein pas mal de défenseurs d’Hitler.
Excellent livre où les machinations suivent des plans tortueux, ou les trahisons précèdent des ralliements étonnants. Bernie, lui, veut sauver sa peau et celle des gens qu’il aime et respecte –très peu, beaucoup sont morts. Je ne sais pas trop en quelles années m’emmènera le prochain titre, mais je prends le billet.