Vertige par Stephane Albert
Les romans de Thiellez ont toujours un petit coté dérangeant, à l’instar de quelque romancier (Maxime Chattam, JC Grangé et consort), ils arrivent toujours à trouver plus de ténèbres dans l’âme humaine. Vertige ne fait pas exception à la règle et nous plonge dans un abyme de glace ou 3 personnes qui ne se connaissent pas sont prisonniers sans que aucune raison ne soit évidente, deux d’entre eux sont attaché à une chaine, le troisième étant recouvert d’un masque porteur d’un bombe qui peut exploser si il s’éloigne de ses codétenus. Si la thématique vous rappelle quelque chose (comme le film Saw et quelques autres), la différence reste dans la profondeur psychologique des personnages. Nos trois protagonistes, très différent l’un de l’autre, vont devoir coexister (ou essayer tout le moins), nous voilà don plonger dans un huis clos oppressant à souhait. Si, malheureusement, un fort coté de déjà vu prédomine, l’écriture et l’histoire nous tiennent en haleine jusqu’à la fin. Un bon roman, moins polar que ses prédécesseurs mais tout aussi bon, à lire lorsque il neige…