Nouveau roman de John Scalzi et, petite nouveauté, c'est un roman humoristique, ce qui casse l'alternance "un roman sérieux ; un roman humoriqtique" auquel je m'étais habitué.
Après, un roman de John Scalzi, sérieux ou pas, ça ne se refuse pas. Mais de quoi parle-t-on dans ce Viser la Lune ?
Autant le dire tout de suite, si vous espérez un récit de hard science, vous allez être déçu, parce que le postulat de départ, c'est le suivant : un jour, la Lune se change en fromage. Et c'est tout.
Enfin pas vraiment, parce qu'à partir de ce début absurde et inexplicable (et je vous le dit de suite, inexpliqué parce que c'est pas le sujet), John Scalzi va pousser très loin les implications de ce bouleversement.
On suit donc plusieurs personnages au fil des chapitres, chacun d'eux servant à illustrer un certain rapport à cette nouvelle lune fromagère. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que pour absurde que soit l'idée d'une Lune en fromage, John Scalzi va pousser assez loin son délire, y compris en réfléchissant aux implications scientifiques de ce dernier.
Parce qu'une Lune en fromage, mais de masse équivalente à notre satellite terrien, figurez-vous que ça ne fait pas du tout le même volume, et que cela entraîne des petits changements y compris sur Terre.
On se retrouve donc rapidement avec une ambiance de fin du monde sur fond de météorite en fromage et de gens déboussolés par la panique.
Comme d'ordinaire avec Scalzi, c'est très bien écrit, très drôle (même quand c'est désespéré). Ce n'est pas l'un de ces meilleurs romans, loin de là, mais on le lit avec plaisir et j'ai passé un très bon moment.