Voyageurs » de Neal Asher paru aux éditions Fleuve Noir, collection Rendez-vous Ailleurs.
Ce roman a été nominé pour le prix Philip K Dick en 2005.
Dans un avenir lointain, deux espèces post-humaines, les Héliothans et les Umbrathans, s’affrontent dans une guerre totale au sein du système solaire.
De ce combat, est née Cowl, une créature qui s’est réfugiée aux confins du temps après avoir commis un massacre.
Depuis les origines de la vie sur terre, Cowl cherche à éliminer les futurs possibles où son ADN est absent. Pour l’aider il dispose d’une créature capable de voyager dans le temps, de tout bouffer sur son passage, et surtout de lâcher des écailles qui permettront à ceux qui les ramassent de remonter le temps jusqu’à Cowl.
Polly, une jeune prostituée du 22ème siècle se retrouve, bien malgré elle, entrainée dans ce conflit, avec, en plus, un supersoldat programmé pour l’assassiner à ses trousses. Je m’arrête là pour le pitch.
Ce qui est bien avec Neal Asher, c’est que ce qu’il écrit ne ressemble à rien d’autre. Non que le sujet soit particulièrement original (le voyage dans le temps pour ce roman) mais par le traitement qu’il en fait. Je m’explique : dans tous les romans ou il est question de déplacements temporels, l’auteur construit souvent son intrigue autour du ou des paradoxes induit par l’arrivée de personnes venant du futur dans une autre époque.
Là non.
N Asher se moque des conventions, il construit son roman comme un space op’ avec le même dynamisme et le même sens épique. Si j’étais un fou furieux de la « catégorisation », je baptiserai ce roman de « Time Opéra ».
Donc un roman bourrin, avec plein d’action et de rebondissements. Un roman qui fait voyager et qui défoule. Si vous avez aimé « L’écorcheur », vous aimerez « voyageur ».