Beigbéder qui s'attaque à décrire les derniers instants des gens coincés dans le restaurant au sommet du World Trade Center, on ne peut qu'immédiatement penser qu'il s'attaque à un trop gros morceau. Mais au final, on se dit que ça lui donne peut-être l'opportunité de parler d'autre chose que de son nombril, pardon, de son nez ? Grave erreur. Les chapitres (en général guère plus longs que deux pages) alternent bien ces évènements imaginés - avec toute l'absence de décence qu'on imagine bien du malotru ainsi que son incapacité totale à s'empêcher de caler ses jeux de mots de merde - mais avec, évidemment, des passages biographiques de l'auteur, pour qui c'est l'occasion rêvée d'analyser l'histoire de sa famille (puisque sa grand-mère est américaine), les rapports entre France et États-Unis et sa propre fascination pour la culture américaine. Au bout du compte, on se retrouve une fois de plus à lire les aventures de la bite de Beigbéder dans des boîtes de nuit. Mais à la limite, ça, il sait faire - même si c'est inintéressant. En revanche, la partie fiction-catastrophe est aussi minable que gênante et à chaque fois que je reposais le bouquin j'avais envie de le balancer par la fenêtre.