Jeannette, souvent appelée Jeanne, a été abandonnée dans un bénitier, puis recueillie par un curé et sa soeur. Elle grandit en croyant en Dieu, et les années passent. À la mort du curé et de sa soeur, sa vie bascule : elle se marie, apprend un métier et rencontre celui qui va bouleverser son existence, l'Ukrainien aux yeux verts, Grigori Stepanovitch, qui répète à qui veut l'entendre : « y a pas de bon Dieu ». On suit en parallèle la guerre qui s'annonce, celle de 14-18, les hommes qui partent au front, ceux qui en reviennent, les Russes qui arrivent pour prêter main-forte et s'installent dans ce petit village de la Creuse, les débats politiques, les discussions sur la foi, la méfiance envers ces étrangers venus aider la France, les batailles, les défaites... Un pan de l'histoire dont on parle très peu.
Il y a une histoire d'amour en toile de fond, mais le livre raconte surtout cette guerre, avec la demande du gouvernement français qui propose à la Russie du matériel militaire en échange d'hommes pour aider la France, ainsi que la mutinerie de la Courtine, qui a réellement existé.
Je me suis ennuyée, mais il faut reconnaître que je ne m'attendais pas du tout à un livre sur l'histoire, même si j'ai appris beaucoup de choses. Surtout, je n'ai pas du tout approuvé les choix de Jeanne. Un livre à lire si vous êtes passionné d'histoire, et particulièrement de la guerre 14-18.