Avec "Yeruldelgger", Ian Manook renouvelle un peu le genre du polar. Ce n'est pas vers les glaces scandinaves qu'il entraîne son lecteur mais vers les steppes infinies de Mongolie. Quel bol d'air rafraîchissant !
Pour un coup d'essai - "Yeruldelgger" est son premier polar, acte I de sa trilogie mongole - c'est très réussi. Immersion totale et dépaysement garanti. Personnellement je ne connaissais rien à ce grand pays aux ressources naturelles impressionnantes, tant sur que sous la surface terrestre. Et que dire de sa faune, de sa flore, de ses paysages, de son peuple ! Je me sens moins ignare, et même désormais très curieuse.
Après une petite phase d'acclimation aux patronymes pas faciles à mémoriser, j'ai pris grand plaisir à suivre le commissaire Yeruldelgger dans son enquête complexe. Dans un environnement policier et business corrompu, ce fils de nomades attaché aux traditions de son peuple déploie un flair aiguisé. Sa probité, sa détermination, sa parfaite connaissance du pays et ses méthodes de vieux briscard font merveille et séduisent le lecteur.
Un bon rythme, une action bien dosée, une violence étayée par les faits et un suspense bien maîtrisé ont fait de cette découverte une lecture agréable et je vais rapidement me mettre en quête du second tome.