Il y a d’abord les cinq minutes d’intro démentielle de Hunter et Wagner (si, si !), avec les deux guitares qui construisent un palais titanesque pour la créature de Frankenstein, le nazi junkie au crâne rasé qu’est devenu Lou Reed lors de cette tournée hallucinée. Puis naît LE riff (l’un des 3 meilleurs de l’histoire du Rock), dantesque, dévastateur, et Lou entre en scène, titubant, drogué, et les spectateurs sont hystériques. Et nous aussi, et on monte encore le volume d’un cran. Et LA voix de Lou, infernale, déverse son flot de venin. Et Sweet Jane, sublime chanson d’amour en 1969, est devenu un monstre épileptique. Fuckin’ Rock’n’Roll, man !