S’il n’y avait qu’une chanson pour illustrer le radicalisme profond des Violent Femmes en 1981, ce serait "Add It Up". Avec ces incroyables montées de rage, aussi autodestructrices qu’infiniment libératrices. Avec ce sens inégalable du chaos – et de sa beauté – qui sublime les petites histoires perverses et masturbatoires de Gordon Gano, et les élève à un niveau – osons-le – Faulknerien. Et puis, quand même, "Add It Up", avec le bouton volume férocement tourné au maximum, reste l’un des moyens les plus sûrs de rendre une party totalement hystérique et incontrôlable.