Chanson publiée par Barbara en 1965. La chanson, bouleversante, est pleine de délicatesse oscillant entre un vouvoiement et un tutoiement qu'on peut comprendre comme un signe de la détresse que ressent la chanteuse, incapable de faire son deuil d'un chagrin d'amour intense et de passer à autre chose sur un claquement de doigts.
La voix que j'entends, c'est la sienne
Ils sont vivants, mes souvenirs
Encore dans le souvenir de l'autre, dont la voix est encore dans son oreille, on a aucune peine à reconnaître une Barbara qui se livre entière à un amour mais ne peut s'en défaire que lentement.
J'aime beaucoup la mélodie de cette chanson où Barbara s'accompagne au piano mais où un violoncelle discret et grave reproduirait bien cette voix, cet écho qui reste dans son oreille.
Quand on écoute Barbara dans cette chanson, on ne peut s'empêcher de penser au lucide et clairvoyant "Dis, quand reviendras-tu " ou la pessimiste "le mal de vivre".
Et j'aime certains vers très beaux et pleins d'espoir pour un heureux futur encore possible même s'il va falloir de la patience.
"Alors, je t'en fais la promesse
Ensemble nous irons cueillir
Au jardin fou de la tendresse
La fleur d'amour qui va s'ouvrir"
La chanteuse Marie-Paule Belle raconte qu'elle en avait fait de cette chanson une affaire personnelle entre le deuil de sa mère et la passion qu'elle aura pour Françoise Mallet-Joris. La chanson était devenue un incontournable de ses récitals.
https://www.youtube.com/watch?v=VMdvEMjdiEs