En 1972, les Kinks sont au plus bas : Ray et Dave ne peuvent plus se voir sans se battre, Ray a compromis son talent dans une suite de plus en plus fangeuse d’albums de « theatre rock » de triste mémoire, et leurs concerts ne sont plus que de lamentables parades d’alcoolique (« I am a slave to demon alcool », titube alors Ray !). Pourtant, au cœur de ces années noires, le génie de Ray Davies brille encore, au moins par intermittence : ce magnifique « Celluloid Heroes », poème nostalgique et désenchanté à la gloire des stars éteintes d’Hollywood, mais aussi des vies ordinaires et ratées, fera chavirer le cœur du plus endurci des rockers.