Sur des paroles extraites d'un poème de Paul Fort, poète dont Brassens s'est régulièrement inspiré comme dans "le petit cheval" ou "la marine". Là, pour ce que j'ai pu voir, Brassens a retenu la totalité du poème de Paul Fort.
Il s'agit d'une chanson d'amour qui fleure bon la vie simple à la campagne … L'une élève des dindons, l'autre des petits cochons …
Si ce n'est plus l'amour ou la passion du début, c'est désormais l'amour raisonnable, apaisé. Celui qui dure, qu'on veut faire durer … Celui où on peut reconnaître ce qui plait à Brassens dans ce poème : la fidélité. Ou encore la confiance.
Va, comme hier
Comme hier, comme hier
Si tu ne m'aimes point
C'est moi qui t'aimerons
L'un tient le couteau
L'autre la cuillère
La tonalité de la chanson est la tendresse qui reste d'un amour apaisé et le rythme est très lent à l'image de la vie qui passe tranquillement. Il n'entre pas ici de nostalgie ni de mélancolie et encore moins de regrets car ce qui était hier est encore aujourd'hui.
La vie, c'est toujours les mêmes chansons
https://www.youtube.com/watch?v=bbtv01zYNmQ