La chanson romantique par excellence pour ma génération, celle qui a toujours trouvé l’extase devant les pavés brillant sous la pluie et les néons de la ville se reflétant dans les caniveaux que devant je ne sais quel paysage bucolique. Le sentiment étourdissant que tout est bien sûr possible dans la nuit où brillent les diamants trompeurs, alors que, au fond du cœur, on sait bien que tout est déjà joué. L’angoisse vertigineuse de sentir le corps de la femme aimée endormie dans la chambre sombre, alors que dehors enflent les bruits de la nuit. Ce qu’on appelait une chanson "définitive", dont la simplicité triviale valut bien – au moins pour quelques mois – la poésie la plus brillante de Robert Zimmerman. [Critique écrite en 1990]

Eric-Jubilado
10
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.

Créée

le 5 juil. 2016

Critique lue 21 fois

Eric-Jubilado

Écrit par

Critique lue 21 fois

Du même critique

Je veux juste en finir

Je veux juste en finir

9

Eric-Jubilado

6874 critiques

Scènes de la Vie Familiale

Cette chronique est basée sur ma propre interprétation du film de Charlie Kaufman, il est recommandé de ne pas la lire avant d'avoir vu le film, pour laisser à votre imagination et votre logique la...

le 15 sept. 2020

Les Misérables

Les Misérables

7

Eric-Jubilado

6874 critiques

Lâcheté et mensonges

Ce commentaire n'a pas pour ambition de juger des qualités cinématographiques du film de Ladj Ly, qui sont loin d'être négligeables : même si l'on peut tiquer devant un certain goût pour le...

le 29 nov. 2019

1917

1917

5

Eric-Jubilado

6874 critiques

Le travelling de Kapo (slight return), et autres considérations...

Il y a longtemps que les questions morales liées à la pratique de l'Art Cinématographique, chères à Bazin ou à Rivette, ont été passées par pertes et profits par l'industrie du divertissement qui...

le 15 janv. 2020