Chair de poule, fascination, larmes, profonde mélancolie : ça, c'était la première écoute.
La deuxième aussi, en fait.
Oh, ces nappes de cuivres auxquelles répond magnifiquement le vibrato naturel, enveloppant, rond et poignant de la voix de Tankian.
Couches musicales qui s'ouvrent comme des flots, laissant émerger une guitare vaporeuse, un charleston discret, un piano au touché assourdi, une flûte évanescente qui déjà disparaît, chassée par d'autres, traversières, attaques aiguës qui peu à peu s'embrument...
Et puis ces paroles qui cisaillent le coeur, cette voix qui parfois se dédouble, puis, peu à peu, gagne en souffle, alors que la douleur éclate, puis reflue.
Serj Tankian, je vous aime.