Quelques fois, à force d'écouter des mélodies parfaites qui infusent de la joie dans le cœur, ou de vibrer sur des rythmes purement "bestiaux", on oublie que la musique peut faire des dizaines d'autres choses, comme par exemple dessiner des paysages mentaux dans lesquels il fait bon se perdre, comme pour mieux se retrouver comme être humain (roseau pensant ?). Electrelane, entre tradition krautrock et tentations post-rock (étiquettes, étiquettes...) offre ce genre d'errance, grâce à une structure rythmique rassurante, mais parfois fuyante quand même, sur laquelle se greffent des constructions alambiquées, voire romantiquement chatoyantes, comme sur ce “Eight Steps”, B.O. impeccable d'un film qui ne sera jamais tourné. [Critique écrite en 2007]