Loin de moi, tu t'estompes
Et l'obscurité en moi innerve mon coeur.
Et la douleur en moi innerve mon être.
Et la noirceur me rattrape.
Le lien fruit de ton corps
Et de nos ressemblances.
Des premières années de ma vie
Seul avec toi.
Souvenirs à foison.
Quand un mois me semblait une année
Et que mon univers se faisait étroit
Et pourtant si dense.
Saturé d'odeurs, de sensations
Quand je voyais tout
Et n'avais conscience
Que de peu de choses.
On n'était tous comme ça.
Tous, on l'a été surement.
Loin de moi, tu t'estompes
Et l'obscurité en moi innerve mon coeur.
Et la douleur en moi innerve mon être.
Et la noirceur me dévore.
Parfois je me confond
Avec toi.
Un seul être en deux personnes
Tu me contamines
Synchronicité du mal qui te ronge.
Je ne sais plus qui je suis.
Et l'angoisse se dessine
A coup de piques dans la tête
Blast dans ma poitrine
Syncope, et rouille qui me fixe
Dans un état sidéré et inquiet
Follement
Plus rien n'est sous contrôle
Et c'est l'empoignade
Avec un ange
Aux habits de ténèbres.
Loin de moi, tu t'estompes
Et l'obscurité en moi innerve mon coeur.
Et la douleur en moi innerve mon être.
Et la noirceur me dessine.