Si « Helen of Troy » est un disque dérangé, assez pénible par la manière dont il plante des échardes sous la peau de celui qui se risque à l’écouter, il contient la plus belle chanson de John Cale. « A Close Watch » est une mélodie parfaite – l’éducation classique du Gallois ? -, à laquelle la raideur un peu paranoïaque de Cale ôte toute joliesse pour la hisser vers une beauté étrange, une sorte de sérénité malade qui transcende littéralement la (relative) banalité de cette chanson sur la perte de l’être aimé et les défaillances du cœur.