D'un de mes éclaireurs qui me fait toujours des commentaires très éclairés, je découvre qu'un article récent d'une revue titre "Sans Brigitte Bardot, Bob Dylan n'aurait peut-être pas existé" …
V'la quelque chose qui me remue dans les entrailles, fan de chichourle ! En effet, à l'âge de 15 ans, notre poète en herbe est tombé résolument amoureux de BB jusqu'à lui écrire une chanson "Song to Brigitte" qu'il n'a cependant jamais publiée. Sa toute première chanson … Alors va-t-on en rester là ? Non, bien sûr!
Car dans son deuxième et cultissime album "The free wheelin' Bob Dylan", il nous concocte une chanson dans laquelle il évoque notre BB nationale.
D'accord, c'est le président Kennedy qui lui passe un coup de fil, un jour, pour savoir ce qu'il faudrait enfin faire pour que les USA marchent mieux (noter que je n'emploie pas … pour que "les USA soient grands à nouveau"). Bref, Bob lui répond qu'il faudrait Brigitte Bardot, Anita Eckberg et Sophia Loren …
La chanson est dans une tonalité très folk où il s'accompagne à la guitare et ponctue chaque vers par une mélodie sur son harmonica.
Les paroles sont déjantées, audacieuses et portent cette insolence de la jeunesse. Elles ont pour but de montrer clairement qu'un Bob Dylan se doit d'être indéfinissable. Impossible de lui coller une étiquette et encore moins de le ranger dans une catégorie. Le titre de la chanson "I shall be free" est l'état dans lequel doit se trouver Bob Dylan à tout instant. Un état où la parole est complètement libérée. Sans pour autant que la chanson soit un pamphlet pour la liberté d'expression. Sauf pour lui-même, bien sûr.
D'ailleurs, je voudrais signaler que la traduction de ce titre en français ne doit pas se faire en considérant "shall" comme un simple futur (comme c'était enseigné quand j'étais au lycée). "Shall" implique une obligation, un devoir. Il n'a de futur que l'état d'obligation d'évoluer. On doit plutôt le traduire par "il faut que je sois libre" (pour donner ma mesure).
https://www.youtube.com/watch?v=r4DwpJTPR0U