La voix de Lennon retentit, son cri est primal, ses mots répétitifs. La chanson tourne en boucle comme une litanie, entrecoupée de ruptures qui racontent le désir, son empêchement, la jouissance qui n’est jamais très loin mais toujours on bute contre la paroi, et il faut recommencer, encore et encore. Et hurler son désarroi car le corps veut exulter, et c’est ce besoin qui se raconte, comme une ritournelle électrique et lancinante, comme un blues des âges premiers, comme un esclave qui veut se libérer, comme une douleur qui voudrait guérir dans une étreinte éternellement différée.