En ce monde, il y a deux types de personnes: les créateurs et les destructeurs.
Ce qu'on appelle bibliquement Dieu, le Bien et Satan, le Mal.
Amir a choisi pour sa chanson représentant la France à l'Eurovision de 2016 de parler des premiers, de témoigner de la reconnaissance que l'on peut avoir pour eux.
Eux, les créateurs, ce sont ceux qui donnent "des réponses à [nos] pourquoi", cette mélodie dans nos âmes qui nous font trouver "le paradis perdu en nous", qui nous donne " l'envie d'être [nous]", qui tuent "la peur qui dormait là, qui dormait là dans [nos] bras", qui récupèrent nos "bouteilles à la mer", tous nos cris, nos SOS et nous donnent les points de repères qu'on cherche.
Ce sont ceux qui donnent aux autres, qui construisent les autres, qui partagent. A l'image de ce "ouhouhouhouh" qui prolonge un "YOU" tourné vers l'autre pour devenir un "NOUS", de l'anglais mainstream et mondialiste au français accueillant et intimiste.
Cette chanson méritait sa troisième place initiale, tombée en sixième place comme pour laisser s'exprimer plus fortement une Ukraine qui cherche elle-même des créateurs pour lutter contre la destruction.