La musique progressive (boouuhhh !), qu’on l’aime ou non (et j’ai tendance à la vomir...) n’a guère produit de chansons qui puissent passer à la radio (et c’était sans doute son objectif, même si l’on peut sérieusement douter des capacités de ses hérauts à synthétiser leurs pénibles délires en quelques minutes d’une chanson inoubliable). « Killer » est une exception, avec son riff « qui tue » (c’est le but), et ses paroles terribles mais relativement peu ambigües sur la solitude du monstre. Mais il y a, encore et toujours, la voix hallucinante de Hammill, élevant la chanson vers les sommets de la terreur.