1992, ta voix vient se percher dans mes écoutilles et me sortir de ma langueur monotone, de mon cœur glacé par l'effroi, tes mots comme une colonne, à la vertébrale, me maintient debout, contre un arbre alors que ma vie s'effeuillait derrière des caniveaux, tes maux comme un écho, qui me donna les armes...
2016, une vie sans marron, le glacé en papiers mâchés est derrière moi, du courage plein mes pores, de la vibration électrique USB pleins les ports, la clé des champs retrouvés je m'envole vers toi...