9
le 3 nov. 2021
SuivreLa mort aux trousses
"La Mort aux trousses", c'est le film mythique, aux nombreuses scènes cultissimes. C'est le film qu'on voit à 14 ou 15 ans au cinéma ou à la télé et dont on sort très impressionné : vingt ou quarante...
"Le pluriel" est une des chansons de Brassens qui me pose quelques problèmes. J'ai même retardé l'analyse pour me donner encore un peu de temps …
Ce qui est évident. Brassens y clame comme dans bien d'autres chansons ("mourir pour des idées", "les trompettes de la renommée",…), son individualisme farouche dans tous les domaines. Sa volonté de ne pas sombrer dans un embrigadement où il perdrait son bien le plus précieux, sa liberté ou son libre-arbitre.
C'est dans le détail de la chanson que ça coince.
D'abord, pourquoi le pluriel commence à quatre ? Bon, d'accord, le chiffre quatre est assez récurrent chez Brassens : "les quat'z'arts", "la route aux quatre chansons", "les quatre bacheliers", … Pourquoi peut-on aller jusqu'à quatre ? Peut-être Brassens considère-t-il qu'une bande de quatre, c'est la limite haute du nombre de copains sans pour autant être qualifié comme un groupe.
Ensuite, la chanson de Brassens a été créée en 1966. Elle pourrait être une espèce de réponse à la chanson de Brel "Chez ces gens-là" créée en 1965. Cette chanson, très sombre, exprime le dépit et le désespoir de Brel de ne pouvoir être admis par une famille (un groupe, une ligue, une meute). Ici, Brassens répondrait par "bande à part, c'est ma règle et j'y tiens"
Il y a aussi un aspect beaucoup plus politique. Est-ce une réponse aux nombreuses chansons de Ferrat qui mettent en avant l'avantage du pluriel comme étant une solution politique pour que l'individu, par essence faible, intègre un groupe qui sera ainsi plus fort.
Il y a bien la chanson de Ferrat "En groupe, en ligue, en procession" qui sonne en écho à la liste "à la Prévert" de Brassens ; j'ai vérifié que la date de sortie de la chanson est 1967 ; là, ça serait le contraire : ce serait plutôt la réponse de Ferrat à Brassens !!
Et puis, il y a aussi toutes ces connotations sexuelles (l'obélisque, les partouses, …). Bon, là, c'est sûr, Brassens n'était pas du genre partageur dans ce domaine. Je le verrais plutôt pudique voire timide et respectueux.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Chansons de Georges Brassens
Créée
le 2 juil. 2024
Critique lue 66 fois
9
le 3 nov. 2021
Suivre"La Mort aux trousses", c'est le film mythique, aux nombreuses scènes cultissimes. C'est le film qu'on voit à 14 ou 15 ans au cinéma ou à la télé et dont on sort très impressionné : vingt ou quarante...
9
le 7 avr. 2023
Suivrele 7 avr. 2023
C'est vers l'âge de vingt ans que j'ai lu ce livre. Pas par hasard, je me souviens très bien qu'un copain me l'avait recommandé. J'avais bien aimé. Cependant, je n'ai jamais éprouvé le besoin de le...
8
le 13 nov. 2021
Suivre1959 c'est l'année de "125 rue Montmartre" de Grangier mais aussi des "400 coups" du sieur Truffaut qui dégoisait tant et plus sur le cinéma à la Grangier dans les "Cahiers". En attendant, quelques...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème