... On finissait de l'effeuiller avec Lisette
Et l'amour y trouvait quand même son content
Peu importe que les amours d'antan relèvent du rêve, du fantasme ou de la réalité. On entre dans le monde poétique de Brassens.
Il est simplement délicieux de rêver d'une telle époque où, quand on a 2O ans, l'amour pouvait être à la fois libre et joyeux, sans arrière-pensée, dans un monde où l'amour est accessible à tous, sans distinction de classe.
Un monde simple dans lequel Brassens nous convie souvent comme dans "Une jolie fleur", "Dans l'eau de la claire fontaine" ou "les sabots d'Hélène"... Dans ces chansons, Brassens nous incite toujours à fuir ces époques ou ces mondes où on a oublié la simplicité et le bonheur de vivre. Hélène, mal habillée, avec ses sabots crottés, se fait traiter de vilaine alors qu'il nous faut absolument retrouver ce monde où le regard dépasse les apparences pour découvrir la beauté d'Hélène.
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette
Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette
Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu
C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières
Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière
Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut
Coup d'œil de Brassens dans le rétroviseur en retrouvant "les dames du temps jadis" chères à Villon qu'il n'est pas nécessaire de vouloir retrouver quand on a vingt ans …
Mimi, de prime abord, payait guère de mine
Chez son fourreur sans doute on ignorait l'hermine
Son habit sortait point de l'atelier d'un dieu
Mais quand, par-dessus le moulin de la Galette
Elle jetait pour vous sa parure simplette
C'est Psyché tout entière qui vous sautait aux yeux
https://www.youtube.com/watch?v=tTwU5gbrSdA