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le 5 juin 2018
SuivreCritique de Les Funérailles d’antan par robindestoits
Où comment Brassens réussit à se moquer de tout, s'attaquant à tous les tabous avec la verve et l'éloquence qu'ont lui connaît.
La mort est une des obsessions de Brassens dont il préfère rire pour peut-être tenter de la dominer.
Parfois, c'est la sienne qu'il aborde dans "la supplique pour être enterré sur la plage de Sète", "le testament", "la ballade des cimetières", …
Mais, là, il se positionne en observateur pour ce qui pourrait le concerner mais surtout pour ce qui concerne les autres à qui ça peut arriver. On est donc plus dans une logique correspondant à la chanson "les quat z'arts". Brassens est plus sur le paraître. Sur la technique de l'enterrement qui a évolué au cours des années à mettre sur le compte de la modernité. Désormais, les choses se traitent directement entre les survivants et les Pompes Funèbres. On ne glisse plus la pièce ni ne paie plus le canon à chaque intervenant …
Mais c'est vrai qu'il est rigolo d'imaginer que, dans un enterrement à l'ancienne où la famille suit la voiture à cheval qui porte le cercueil, les héritiers sont les premiers à marcher dans la merde que relargue le cheval, au grand plaisir du mort … Tandis qu'aujourd'hui avec les corbillards automobiles …
Les malheureux n'ont même plus le plaisir enfantin
D'voir leurs héritiers marrons marcher dans le crottin
Bien entendu, le propos de Brassens, sur le fond, est quand même de déplorer une certaine perte de sens dans le processus des funérailles qui accorde, aujourd'hui, moins de place à la présence des vivants autour du mort, à l'accompagnement du mort par les vivants.
Peut-être. Mais je n'en suis pas si sûr car, pour ma part, ce n'est pas forcément l'extériorisation (les pleurs, les grandes scènes, les prières) qui garantit la sincérité …
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le 5 juin 2026
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