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le 19 oct. 2013
SuivreIl nous attend
Une chanson qui dépeint la vieillesse et ses routines, et ses temps morts, et ses défaites... Une chanson qui porte en elle cette thématique du Temps qui passe, si chère à Brel, qui nous confie ici...
Je profite de ma pause cigarette pour partager ma rigolade interne et intérieure.
Je vais donc faire bref et concis.
La situation :
Je suis avec mes vieux.
Moyenne d'âge 80 balais.
Bernadette, veuve depuis belles lurettes, et qui me trouve "bel homme" parait-il.
La manière dont elle me regarde me touche.
Sa sœur Henriette, qui adore mon humour.
Nelly, discrète, qui pouffe discrètement de mes boutades.
Marie, qui pense que je suis fou mais qui m'affectionne car je suis toujours présent pour sa fille sa bataille.
Le mari de Marie.
"Faut pas le brusquer il est malade"
Tous les jours il fait répéter aux gens car "j'entend mal".
Leur fille, ma sœurette.
Son mec, qui m'envoie des SMS discrètement en me guettant d'un regard amusé.
Et votre serviteur.
Un bel homme.
Grand.
Costa...Plus vraiment mais c'est en court.
Short.
Casquette.
Chemise hawaïenne.
Tongues.
Barbe de trois jours.
Cheveux bouclés jusqu'aux épaules.
Marie : Mais comment tu t'habilles...tu étais si élégant. Et ces cheveux...Doux Jésus! Mais coupe moi ça!" (J'adore quand, après deux verres, elle dit "putaing!" et qu'elle s'excuse aussitôt).
Les autres : "Mais non ils sont beaux ses cheveux!"
Bim Robert!
Je disais donc :
Un bel homme.
Affable, bon, courtois, spirituel,
Libéral, courageux...
Pourvu de fierté, d’envol,
De lyrisme, de pittoresque, d’étincelle,
De somptuosité...
Tel que je suis, et tel qu’il vous est interdit à jamais de vous croire déplorables marauds !
Mon style inimité et inimitable quoi.
Bernadette a organisé un repas.
J'entre en scène.
"- oim (à Bernadette) : toi tu ne me fais pas la bise!"
Et de lui faire un câlin.
- Henriette : tu es bien tactile avec ma sœur toi!
- oim : je suis passé à côté de ma vie en étant pas né plus tôt pour rencontrer Bernadette."
Rires dont Robert demeure absent.
(J'avais prévenu son gendre que j'allais flirter avec Henriette pour le faire maronner).
Tiens étrangement il se retrouve une nouvelle jeunesse lorsqu'Henriette est dans les parages.
Il entend beaucoup mieux.
Il trouve soudainement que je parle trop fort.
Que je ris trop.
(J'avoue je suis un peu envahissant...mais de manière depardiesque (comme dans Cyrano), dewaeresque (comme dans Lily aime moi), belmondesque! (Mon préféré, comme dans Un singe en hiver).
Trop rire...
...Quelle hérésie.
Je ne supporte pas les gens tièdes.
"Arrière les Esquimaux ! Je rentre seul. Un matador rentre toujours seul ! Plus il est grand, plus il est seul. Je vous laisse à vos banquises, à vos igloos, à vos pingouins. ¡ Por favor Señora ! À quelle heure le train pour Madrid ?"
Anecdote:
Dans le Limousin chui allé dans un festival.
Le Festimeuf.
Un festival organisé par des meufs.
Elles refusent l'aide des hommes mais ils peuvent venir.
Mes potes " par contre ton humour..."
Parenthèse dans l'anecdote.
Un anniversaire.
Mes potes " par contre ton humour...en fait ferme juste ta gueule."
Puis avant d'y aller ils me voient écrire des chiffres sur les p'tits trucs que chai pas comment ça s'appelle.
Les trucs qu'on plante dans la terre pour se rappeler ce qu'on a planté.
Des chiffres de zéro à dix.
"- Tu fais quoi avec nos p'tits trucs qu'on plante dans la terre pour se rappeler ce qu'on a planté?
- Je note.
- Tu notes quoi?
- Vous m'avez dit d'me taire. J'vais pas parler. Alors J'vais noter les conversations.
- Hahahaha! T'es vraiment trop con.
- Je sais."
Ça reste mes potes.
Ils peuvent pas rater ça.
Plus tard dans la soirée :
"- Des gens : il fait quoi là?
- Mes potes : il doit pas parler alors il note.
- Des gens : il note quoi?
- Mes potes : les conversations. Toi par exemple t'as cinq. Ça va c'est sur dix tu restes dans la moyenne."
J'adore mes potes.
Fin de la parenthèse dans l'anecdote.
Le festimeuf?
Pareil.
Sauf que j'étais vexé.
"Ah ouais on veut me brider? J'vais être pire!"
Résultat : j'ai fini avec une fondatrice du truc.
J'y retourne trois ans plus tard.
"- son mec est pas content." Qu'on m'dit.
(Chavais même pas qu'elle avait un mec).
- Et alors? Ici c'est pas déconstruction, couples libres, et autres conneries où les mecs sont perdants?
Et croyez moi ils sont perdants.
Chui resté six mois là bas une fois.
J'ai vu ééééénormément de mecs tirer la tronche pendant que leurs compagnes tiraient leurs coups avec un même et unique frimeur pour les gouverner toutes.
Moi, fouteur de gueule, libertin mais vieille école en couple à leur dire (comme a dit mon pote à sa meuf chaude du plan à trois : "j'ai eu ma dose et chui bien avec toi. J'me sens mieux avec moi-même grâce à toi. Pourquoi j'introduirais une tierce personne dans ce bien être?" Et ça c'est panache) : c'est marrant , j'vous apprécie pour la plupart mais vos meufs vivent leur meilleur couple libre avec le seul mec que j'ai pas pu saquer dès qu'je l'ai vu...j'comprends en fait qu'on me déteste souvent...
Un beau ténébreux.
J'ai un texte sur les beaux ténébreux qui traine.
À mon avis ça peut en faire rigoler certains...
Mais où en étais-je de mes parenthèses?
Bouarf.
Peu qu'importe.
Le Robert a fait squi faut pas faire.
Dédaignant le panache cyranesque...
"Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,
Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?
[...]
dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul"...
Il s'est grillé dès qu'il a ouvert la bouteille de Prosseco et qu'il a servi tout le monde sauf moi.
Là de suite je discute avec son gendre en écrivant.
(On vient d'rentrer).
Il me dit " Ouaw! On s'en doutait mais il a frappé fort dès l'début! J'étais énervé pour toi car je savais que tu te contenais".
Mais il s'est fait grondé par toutes.
Et moi j'ai passé l'aprèm sur la terrasse à envoyer des punchlines pendant qu'il me descendait dans l'salon.
"- Ça vous dérange pas cette manière qu'il a de ponctué ses phrases d'un rire. On dirait un idiot.
Moi ça m'escagasse."
Ma chère Bernadette :
"- Tu sais slim on l'a connu un jour qu'on avait pris un airbnb sur Nice, c'était au cinquième et l'ascenseur fonctionnait pas. Ta fille l'a appelé et il a porté nos valises. Et il est revenu à notre départ. Alors il peut rire tant qu'il veut chez moi.
Je te reconnais pas! Et il est présent pour ta fille il me semble. Tu l'as bridé chez toi au dernier repas mais chez moi il fait ce qu'il veut! Slim tu peux parler fort et rire tant que tu veux!"
Tout ça avec sa gouaille du territoire de Belfort.
Bim Robert!
Les nerfs qu'il a eu quand Henriette m'a dit :
"- Mais attends...tu portes des lentilles maintenant?
- ...non...(mais j'connaissais la suite j'ai l'habitude).
- ...Mais ils sont marrons d'habitude?!...
Elle s'approche.
...Mais ils sont verts! Et un peu jaune autour de la pupille! Mais ils changent de couleur?!...
- C'est parce-que je suis quelqu'un de très changeant.
- Mais ils sont trop beaux!
Zbim Robert!
Elle pose sa main sur mon bras
Mais ta peau est trop douce!
Zbleuh Robert!
"Tu peux pas test" comme disent les rappeurs.
Il est rentré à pieds.
C'est mesquin ce que je raconte et j'me la raconte je sais.
Mais bon...j'm'ennuie.
Créée
il y a 5 jours
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