Avant d'ergoter, notons qu'écouter MMMBop des frères Hanson, c’est un peu comme se faire gifler par une barbe à papa : c’est doux, ça colle, et on n’est jamais tout à fait sûr d’avoir consenti.
Mais reprenons.
UN GROUPE DE FRÈRES QUI CHANTENT AVEC LE NEZ
Les Hanson, ce ne sont pas juste trois enfants sortis d’un catalogue Ikea de 1997, non. Ce sont des archétypes mystiques. L’aîné, Isaac, joue de la guitare comme s’il essayait de racler le fond d’un pot de Nutella avec un médiator. Taylor, le chanteur, a la voix d’un canari qui aurait fait un pacte avec l’enfer de la mignonnerie. Et Zac, le petit dernier, tape sur sa batterie comme si des gaufres en dépendaient.
Et au milieu de tout ça… "MMMBop".
UNE PHILOSOPHIE DE VIE ÉCRITE AVEC UNE CÉRÉALE
Les paroles ? Un poème existentialiste écrit pendant une crise de sucre.
“MMMBop, ba duba dop, ba du bop, ba duba dop…”
C’est pas une chanson. C’est une langue morte. Du latin bubblegum. Une incantation sacrée qu’on récite à minuit dans une boîte de nuit abandonnée pour invoquer des rollers fluorescents et des souvenirs d’école primaire.
Personne ne comprend ce qu’ils disent. Même eux, probablement. On a essayé de traduire les paroles en français, mais le papier a pris feu.
UN RYTHME QUI REND LES GENS FOUS DANS LES SUPERMARCHÉS
Fait scientifique : il est impossible d’entendre MMMBop sans que votre genou commence à gigoter tout seul. On a vu des gens danser dessus dans des enterrements. Un type a même quitté sa femme parce qu’elle n’aimait pas le pont musical.
Certains affirment que MMMBop est utilisé en sous-main par les gouvernements pour tester les niveaux de dopamine collective. D’autres pensent que c’est juste une très bonne excuse pour sauter partout comme une biscotte possédée.
UNE ODE À L’ABSURDE, OU COMMENT SURVIVRE À LA FIN DES ANNÉES 90
Sortie en 1997, MMMBop est arrivée comme un Pokémon sauvage en pleine crise mondiale du Tamagotchi. C’était ça ou écouter du boys band en gel capillaire criant à la lune. Les Hanson, eux, débarquent avec des cheveux comme des spaghettis au beurre et une joie de vivre si intense qu’elle pourrait faire fondre un distributeur de sodas.
Et là, PAF : tube planétaire.
Personne ne l’a vu venir. Pas même la chanson elle-même.
MMMBOP, C’EST LE TROU NOIR DU BONHEUR
MMMBop n’a pas besoin de logique. Elle ne veut pas de votre analyse. Elle s’en fout des accords complexes, des critiques snobs ou des avis de votre oncle musicien. Elle est là pour vous secouer l’âme à coups de marshmallows sonores.
C’est une tornade arc-en-ciel qui vous embarque sans demander la permission.
C’est la fête foraine dans votre crâne.
C’est la crème chantilly de la pop.
C’est Dieu, mais en plus sucré.
Et si vous trouvez ça ridicule… tant mieux. C’est justement ça, la magie.
MMMBop, mon pote. MMMBop.