viens...
... mais ne viens pas quand je serai seule...
Frisson, quand tu comprends pour la première fois qu'elle parle à sa propre mort.
Cette chanson, tu la connais depuis toujours.
Tu as rangé définitivement ( crois-tu ) la chanteuse parmi les ringardises kitch, quelque part entre Mireille Mathieu et Claude François. Son accent et son strabisme. Ses tenues à paillettes. Bambino... Il venait d'avoir 18 ans... qui peut aimer ça ?
le jour où tu apprends qu'elle est morte seule, il y a une vague culpabilité - l'impression étrange d'avoir harcelé ( on ne disait pas vraiment ça ) un être fragile. D'avoir piétiné le dernier représentant d'une espèce de fleur en danger, juste parce qu'elle ne te plaisait pas. Idée absurde.
la surprise un jour d'entendre tes filles chanter du Dalida (Monday,...Tuesday...) Avec enthousiasme. C'est du second degré ? On ne dirait pas. Qu'est ce qui leur prend ?
Par curiosité tu réécoutes quelques titres.
Tu réécoutes ça, Mourir sur scène. C'est une sacrée chanson.
Tu serais fier d'avoir écrit un texte pareil.