L’esprit pop, le vrai – ludique, léger et pourtant éternel – souffle suffisamment rarement sur la France, plus habituée aux mots qui font du sens et aux orchestrations dramatiques (l’héritage Brel – Piaf), pour que l’on fasse une vraie fête à cette petite merveille de moins de trois minutes, alliant grâce et mélancolie de la plus jolie manière qui soit. Ajoutons que la fait qu’il a fallu que Murat abandonne la composition à l’un de ses obscurs copains pour arriver à telle plénitude mélodique, jette une autre lumière sur son talent...