En 1972, Lou a encore dans sa besace quelques standards non publiés de l’époque du Velvet, et il les écoule peu à peu sur ses albums solos. Pourtant, si l’on écoute une version « velvetienne » de « Satelite of Love », on n’entend qu’une chanson assez informe, maladroite, qui ne justifie pas de figurer sur un album. L’embryon de ce monument de douceur et de brillance glam qu’est la « Satelite of Love » revu et corrigé par Bowie (et Ronson) que l’on trouve sur « Transformer », soit l’un des joyaux du « Rock Décadent » comme on l’appelait stupidement à l’époque. Et le seul exemple parfait de la collaboration de deux artistes qui, s’admirant trop l’un l’autre, n’arriveront plus par la suite à un tel sommet.